3 propositions pour améliorer les conditions de travail
- ATTRIBUER ET REVALORISER DES PRIMES COMPENSATRICES
Les primes « repas », « frais de garde d’enfants » et « prévoyance » doivent être revalorisées régulièrement.
Une prime « transport » pour les assistants de circonscription : Force est de constater que trop peu de députés-employeurs compensent financièrement les déplacements des assistants-salariés dans leur circonscription ; les assistants-salariés en Ile de France ayant, quant à eux, une prise en charge de 50% de la carte orange.
Des primes de « rééquilibrage du pouvoir d’achat » : De nombreux assistants exercent leur profession dans des communes où le montant des loyers et le coût de la vie sont largement supérieurs à la moyenne nationale.
- RECONNAITRE LES COLLABORATEURS
Afin d’assister au mieux les députés, leurs collaborateurs ont besoin d’une reconnaissance au sein même de l’Assemblée mais également à l’extérieur.
Ainsi, il conviendrait que soit rétablie la libre circulation des collaborateurs dans l’enceinte de l’Assemblée (notamment salle des Quatre Colonnes et salle des Pas Perdus) qui permet d’assurer le lien étroit, via le collaborateur, entre un député et les services administratifs et la Presse.
De plus, afin de légitimer et rendre plus lisible l’intervention professionnelle des collaborateurs, il conviendrait que ces derniers puissent bénéficier de cartes de visite professionnelles ainsi que d’une adresse e-mail « assemblee-nationale.fr ».
A titre symbolique, les documents relatifs au fonctionnement de l’Assemblée Nationale (plaquettes informatives, documentaire vidéo à destinations des visiteurs, sites inter et intra-net) devraient mentionner l’existence et le rôle des assistants parlementaires. Un répertoire nominatif des assistants parlementaires des députés pourrait également être créé.
- REEVALUER LES MOYENS DES ORGANISATIONS REPRESENTATIVES
Les deux associations des collaborateurs de députés, le CCAP (pour la gauche) et l’AFCP (pour la droite), ont été crées il y a plus de 20 ans. Le syndicat USCP-AN et la section CFDT, quant à eux, représentent l’ensemble des collaborateurs de députés en dehors des clivages politiques.
Le but des associations est notamment de mettre en commun des informations et des savoir-faire entre les collaborateurs et sert donc directement ou indirectement le travail même des députés-employeurs.
Cette légitimité, tant dans la représentativité que dans la pérennité, justifie que des moyens soient accordés à ces organisations : locaux, subventions conséquentes, moyens reprographiques, droit de timbrage, présence sur le site intranet « an-577 »…
De plus, il est impératif que ces mêmes organisations soient consultées, ou du moins, informées, lors de la préparation des mesures et décisions relatives aux conditions de travail des collaborateurs parlementaires.



